Paris, le long du fleuve…

Alors que la Seine y entame progressivement sa décrue suite aux montées hivernales de l’eau du fleuve, je vous emmène cette semaine à Paris, pour un itinéraire express à travers la Ville Lumière ! Et pour rester dans la thématique, cette balade se fera (presque) en totalité le long de l’eau ! Continue reading “Paris, le long du fleuve…”

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Voler comme un aigle au dessus du Grand Canyon…

Une expérience qui restera gravée toute ma vie dans ma mémoire… Le 27 juillet 2018, je survolais en hélicoptère le mythique Grand Canyon, en Arizona, avant de partir le visiter à pied. Aujourd’hui, je vous emmène avec moi dans un moment magique, un rêve d’enfance, devenu réalité ! Continue reading “Voler comme un aigle au dessus du Grand Canyon…”

Michelle Obama : la reine de la com’ future présidente des États-Unis ?

Pour beaucoup de démocrates, elle semble le dernier rempart qui empêchera l’Amérique de sombrer dans le bourbier du populisme et de l’extrême droite. Pourtant, il y a un an, l’ex-First Lady a réaffirmé, lors d’une conférence de presse organisée à la Maison-Blanche, qu’elle ne souhaitait pas défier le président-élu Donald Trump en 2020. Rêve ou réalité… Michelle Obama sera-t-elle la première Présidente des Etats-Unis ?

Le 20 janvier, Michelle Obama a quitté l’aile Est de la Maison-Blanche, pour en laisser les clés à Melania Trump, nouvelle FLOTUS pour les quatre années à venir. Pourtant, suite à la victoire du républicain Donald Trump, nombre d’internautes ont rêvé du retour de Michelle d’ici 2020, mais pour s’installer cette fois-ci dans l’aile Ouest, derrière le convoité Resolute Desk du Bureau Ovale. Lubie passagère ou véritable cri du peuple ? Quelle qu’en soit la cause, la quinquagénaire a objectivement toutes les qualités pour briguer la présidence…

Michelle Obama, engagée mais apolitique

La First Lady est ce que l’on pourrait trivialement surnommer une « anti-Hillary » : elle n’a jamais exercé de fonction politique (sauf un court mandat de conseillère dans l’équipe de Richard Dailey, maire démocrate de Chicago). Bien qu’elle semble omniprésente dans le monde politique américain, elle n’y entre que pour y « faire le bien », loin des pitreries de Trump ou des bassesses de Clinton. Michelle Obama s’est investie dans la campagne présidentielle de 2016 au côté de l’ex-Secrétaire d’État, mais en restant en retrait, évitant ainsi d’être aspergée par le venin qui habitait le scrutin et ses prémisses.

En effet, comme l’a déclaré Jean-Eric Branaa, spécialiste de politique américaine, sur les antennes d’Europe 1, « Michelle est chaleureuse, sincère et ne semble pas calculatrice. Elle apporte le rêve et l’histoire qui manque [à Hillary] ». Tout ce que l’on reprochait à Clinton (sa froideur, ses secrets, etc) sont comme un prisme inversé chez Obama.

Au contraire d’autres Premières Dames plus discrètes, la chicagoane fût engagée sur de nombreux fronts controversés, n’hésitant pas à se mettre en danger et à s’investir corps et âme auprès de causes qui lui tiennent à cœur. Rappelons ainsi de la campagne de santé publique Let’s Move, orchestrée par Michelle Obama pour lutter contre l’obésité chez les enfants américains, ou son engagement pour la libération des 276 lycéennes nigérianes enlevées par la secte Boko Haram. La First Lady ne restait pas installée dans l’une des 132 pièces de la Maison-Blanche à attendre que l’orage passe ou qu’un(e) autre se charge du sale boulot. Et ça, les Américains en sont conscients.

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Les couples Obama et Bush lors de l’inauguration du National Museum of African American History and Culture – Washington, D.C. – 24 septembre 2016

Malgré ce fort engagement envers des causes sociétales, Michelle Obama n’en est pas moins apolitique. C’est en tout cas le ressenti qu’ont nombre de politologues et journalistes américains. Par exemple, lorsqu’elle condamne les propos de Trump vis-à-vis des femmes, ce n’est pas le camp républicain qu’elle critique (ce serait pourtant beaucoup plus facile pour elle !) mais uniquement le milliardaire controversé. FLOTUS ne semble pas construire de barrières entre elle, son parti de cœur et les Républicains. Preuve à l’appui avec cette photo, où Michelle prend longuement le conservateur George W. Bush Jr. dans ses bras lors de l’inauguration du Musée National de la Culture et de l’Histoire Afro-Américaine à Washington, en septembre 2016.

La First Lady n’est pas clivante, ce qui l’éloigne une fois encore de ses compatriotes Trump et Clinton. Même des figures très à droite sur l’échiquier politique, à l’instar de Glenn Beck, ont salué le courage et le talent de Michelle Obama lorsque, en octobre 2016, lors d’un meeting démocrate à Manchester (New Hampshire), elle a réprouvé en toute finesse mais avec poigne et détermination le comportement du candidat Trump. Beck a ainsi déclaré que son discours était « le plus réussi depuis Ronald Reagan ». À ce sujet, le quotidien The Washington Post a d’ailleurs qualifié cette même allocution de « remarquable », tandis que son confrère new-yorkais The Nation a parlé du « plus puissant discours de la campagne ». En fait, lorsque Michelle a parlé, elle n’a pas défendu son mari ni son amie Hillary, mais bien les femmes dans leur ensemble, réunissant ainsi démocrates, républicaines et autres autour d’une même lutte : le combat contre la violence verbale et la discrimination envers les femmes. Des causes qui ne peuvent être délibérément rejetées par aucun politicien, quelle qu’en soit l’appartenance idéologique.

Michelle Obama, la hub-woman démocrate

Outre le fait que Michelle Obama ne soit pas clivante au niveau de la division éculée entre démocrates et républicains, elle représente également ce qu’on pourrait appeler une « hub-woman », en ce sens qu’à elle seule, elle concentre les aspirations d’une frange énorme de la population américaine.

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Le sondage mené par la NBC et le WSJ en octobre 2016, sur les principales figures politiques de la dernière campagne présidentielle

Ainsi, selon un récent mené par la NBC et le Wall Street Journal, l’ex-First Lady est vue positivement par près de 60% des Américains. Notons que son mari peine à atteindre les 51% ; Hillary Clinton, elle, ne dépasse pas les 40%. Ne parlons même pas de Trump qui, selon le sondage réalisé avant son élection, n’est vu positivement que par 29% de ses compatriotes. En 2014, un rapport du Pew Research Center a également montré que Michelle Obama avait un rating bien plus élevé que celui d’autres Premières Dames, comme Laura Bush ou Hillary Clinton.

Dès lors, Michelle attire autour d’elle les mêmes minorités qui ont fait gagner son mari en 2008, en y rajoutant toutefois d’autres groupes ethniques. Madame Obama reste chez les Afro-Américains, les jeunes et les femmes un idéal et souvent un modèle. La communauté latino est également très attachée à la Première Dame. Il n’est pas nécessaire de rappeler que ces deux communautés ethniques représentent plus de 30% de la population américaine (13,2% pour les Afro-Américains et 17,4% pour les Hispaniques et Latino-Américains, selon des chiffres de 2014). Notons encore que le ratio homme/femme aux Etats-Unis est aujourd’hui très proche de la parfaite égalité (un homme pour une femme) dans la population active (15-64 ans), ce qui pourrait propulser Michelle Obama vers les hautes sphères, si elle remporte les voix des femmes comme Barack a pu le faire lors de ses deux élections.

 

Michelle Obama, la parfaite mère de famille

Contrairement à d’autres premières dames, comme Hillary Clinton par exemple, Michelle Obama a quitté la Maison-Blanche avec une image aussi lisse que celle qu’elle a présenté aux médias en 2007, au début de la première campagne présidentielle de son époux.

Ainsi, l’ex-Secrétaire d’État Clinton traîne encore derrière elle de nombreuses casserolles datant de son poste de Première Dame. La plus grande pierre d’achoppement dans son mandat restant, bien entendu, l’affaire Monica Lewinsky. Le spectre de la jeune stagiaire californienne colle à la peau de la candidate démocrate, qui fût à la fois humiliée devant le monde entier, et décriée pour son attitude bien trop complaisante vis-à-vis de son infidèle époux, le soutenant devant les médias et parlant d’une « vaste conspiration de droite », bien que les écarts de son mari aient été dûment confirmés auparavant.

Donald Trump aura d’ailleurs énormément joué sur les incartades de Bill pour vendre sa propre campagne lorsqu’en mai 2016, par exemple, il tweete « If Hillary Clinton can’t satisfy her husband, what makes her think she can satisfy America ?« , rapprochant ainsi le soi-disant manque de compétence conjugale de la démocrate de ses capacités de politicienne.

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La famille Obama dans les jardins de la Maison-Blanche, courant 2016

De son côté, une seule image colle à la peau de Michelle Obama : celle de la mère de famille aimante, qui a réussi à éduquer parfaitement ses deux charmantes filles Malia et Sasha, tout en conciliant une carrière brillante d’avocate et de femme d’affaire… sans oublier un rôle d’accompagnatrice présidentielle pleine de grâce, de bon sens et de classe au côté de son époux Barack. La First Family semble s’aimer profondément, dans une harmonie digne des meilleurs feuilletons américains.

 

Michelle Obama, la reine des réseaux sociaux

Enfin, Michelle Obama restera la Première Dame la plus connectée de l’histoire de la Maison-Blanche. Selon nombre d’experts, Michelle Obama est une reine de la communication, qui a su dompter les réseaux sociaux et le web, en en maîtrisant les codes, les coutumes et les modes. Ce n’est pas pour rien que, rappelons-le, Michelle Obama était jusqu’en 2015 parmi les 10 femmes les plus puissantes du monde selon le magazine Forbes.

Ainsi, Michelle a su réaliser la parfaite synthèse entre son rôle sérieux de Première Dame des États-Unis, et la pop-culture si chère à son pays. Lorsque l’on pense aux grandes influenceuses afro-américaines de la dernière décennie, on retrouve inévitablement Michelle Obama aux côtés de stars populaires comme Beyoncé ou Rihanna.

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« Our prayers are with the missing Nigerian girls and their families. It’s time to #BringBackOurGirls. – mo » (FLOTUS Twitter Account, 7 mai 2014)

Chaque programme sociétal développé par Michelle se retrouve irrémédiablement développé sur un maximum de supports médiatiques, pour ainsi cibler cette jeunesse qui semble se désintéresser des médias traditionnels. Ainsi, lorsque la tendance du Vine se répend parmi les Américains, la Première Dame empoigne son téléphone, et reprend la chanson populaire Turn Up for What ?, un navet en main, pour soutenir sa campagne contre l’obésité. Plus tard, lorsque plusieurs dizaines de lycéennes nigérianes sont enlevées par Boko Haram, c’est sur Facebook, Instagram et Twitter qu’Obama poste une photo d’elle, montrant une feuille blanche simplement marquée du hashtag #BringBackOurGirls. Et il en va de même pour tous les autres réseaux sociaux : Michelle est omniprésente sur Snapchat, LinkedIn, Twitter, Facebook, Youtube, Instagram, etc… autant sur ses propres profils que sur ceux de ses sympathisants.

FLOTUS et son équipe de communication semblent maîtriser les fils ténus qui séparent les modes des réseaux sociaux et la lourdeur dont certains politiciens se contentent dans leur utilisation de ces derniers.

Michelle Obama sera-t-elle donc la première Présidente des États-Unis, afro-américaine qui plus est ? Rien n’est moins sûr, puisque son époux Barack a déclaré cette année qu’il y a « trois choses de certaines dans la vie… la mort, les taxes et que Michelle n’est pas dans la course à la présidence ». Bien que de nombreuses figures influentes du parti démocrate, notamment en Illinois, sa région natale, aient déjà tenté de la recruter pour un poste au Sénat ou au sein de la mairie de Chicago, l’ex-Première Dame a déjà annoncé vouloir se consacrer à sa famille. Il reste donc trois longues années aux sympathisants de Michelle pour rêver de son retour à la Maison-Blanche. Puisse le sort lui être favorable…

Vladimir Poutine, le tsar russe indétrônable ?

Le 6 décembre dernier, Vladimir Poutine, actuel président de la Fédération russe, annonçait son intention de se représenter aux prochaines élections présidentielles, prévues en mars 2018. S’il ressort gagnant de ces élections (une gageure), il sera alors président jusqu’en 2024, obtenant un quatrième mandat à la tête du pays.

Vladimir Poutine, président jusqu’en 2024 ?

Une Russie poutiniste ?

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Anne Van Marsenille, professeur à l’IHECS et passionné du monde russe – Photo : IHECS

Pour nous éclairer sur cette culture russe qui nous échappe souvent, et particulièrement sur le sentiment pro-poutine majoritaire dans le pays, nous avons rencontré Anne Van Marsenille, professeur de langues à l’IHECS et passionnée de culture russe.

Pour expliquer cette culture pro-poutine, elle nous explique que les Russes ne vivent pas depuis longtemps dans un système qui se veut démocratique. Ainsi, puisque la Russie est l’un des plus grands pays du monde en terme de superficie, le peuple russe a besoin d’un dirigeant fort, capable d’assurer la stabilité politique et économique de la fédération… Ils voient donc en Poutine ce dirigeant fort.

Il existe, selon Anne Van Marsenille, une véritable culture pro-Poutine en Russie, et il n’est pas rare de voir de grands posters représentant Poutine dans les rues de Moscou, la capitale.

Vladimir Poutine est donc, depuis plusieurs années, l’unique candidat présidentiable, selon une majorité d’électeurs, qui ne voient personne d’autre qui pourrait être un dirigeant assurant une stabilité au pays. Ainsi, après son élection en 2000, il s’est fait réélire successivement en 2004 et 2012, avec un court intermède entre 2008 et 2012, lorsque Dmitri Medvedev est nommé président, afin de respecter la règle stipulant que le président n’a droit qu’à deux mandats successifs. Le mandat présidentiel a ensuite été prolongé à cinq ans, afin que Poutine puisse rester dix années de suite au pouvoir.

D’un point de vue occidental, le pays ressemble certainement à une démocrature, contraction entre démocratie et dictature. Pourtant, selon Anne Van Marsenille, il s’agit en théorie d’une démocratie, puisque, selon elle, Poutine y est élu relativement démocratiquement. Les Européens occidentaux ont difficile à comprendre les choix russes car ils n’y vivent pas.

Poutine, président indétrônable jusqu’en 2024… C’est en tout cas le résultat prédit par la plupart des analystes politiques, pour le futur de ce pays jonglant entre son passé soviétique et ouverture au monde.